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Anniversaire du Traité de Rome – Partie 2

Anniversaire du Traité de Rome – Partie 2

A l’occasion du soixantième anniversaire du Traité de Rome, nous avons proposé à nos bénévoles de nous livrer leur point de vue sur celui-ci. Alexis Biton, nouvellement arrivé à la Maison de l’Europe s’est prêté au jeu et nous fait partager – en trois épisodes – sa vision de jeune citoyen européen. Voici la seconde partie.

Je ne vais pas revenir sur les causes du désamour entre les citoyens britanniques et l’Union. Elles semblent visiblement résulter d’un désaveu de la politique intérieure de la part du peuple, ajouté à un mélange classique de nationalisme et d’ignorance. Les parfaits ingrédients d’un référendum réussi !
La sortie du Royaume-Uni, alors que nous célébrons le soixantième anniversaire du traité de Rome, semble être annonciatrice d’un avenir peu radieux pour une institution en croissance continue depuis sa fondation. Des conditions plus favorables auraient été préférables pour passer cette soixantième année dans la sérénité. Pourtant à l’heure où j’écris ces lignes, l’euphorie eurosceptique qui a précédé le vote semble être retombée pour laisser place à des incertitudes, des craintes, voire des regrets. Le gouvernement et le parlement insulaire semblent bien peu pressés d’acter un divorce radical entre l’archipel et le continent. De plus, parmi les traditionnels partis eurosceptiques présents dans les États membres, peu d’entre eux mettent en avant une sortie de l’Union européenne dans leurs programmes de manière aussi franche. L’idée effraie.  Si les plus fervents souverainistes ne paraissent plus défendre une sortie coûte que coûte, cela confirme l’idée que l’Union européenne existe grâce à ses membres et que son existence semble bel et bien devenue indispensable à ceux-ci.

Alors comment s’est-elle rendue indispensable ? Nous l’avons vu, le traité de Rome instaure des liens profonds certes, mais essentiellement économiques. L’objectif des pères fondateurs était de créer une interdépendance économique pour insuffler une idée beaucoup plus large comprenant de nombreuses ramifications, dépassant ainsi le seul domaine du commerce. Paul-Henri Spaak, l’un des représentants belges signataires du traité, s’est montré visionnaire en déclarant : « à travers l’économique et la technicité, il s’agit de sauver une civilisation, des règles morales, une conception de la vie à la mesure de l’homme fraternel et juste ». Cette communauté a progressivement transcendé le simple rapprochement économique et s’est rapidement étendue à des domaines jusqu’alors insoupçonnés. L’idée européenne était née.

Le traité de Rome est donc le point de départ d’un plan beaucoup plus large, qui laisse aux partisans du souverainisme et du populisme une marge de manœuvre très réduite lorsqu’il s’agit de remettre en cause ce qui a été créé. Car ces politiques européennes s’avèrent finalement vitales pour la bonne marche des États membres.

Alexis Biton

Suite et fin de l’article la semaine prochaine !

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