Le lundi 15 février, la Bosnie-Herzégovine a officiellement déposé sa demande d’adhésion à l’Union européenne Malgré l’euroscepticisme de certains pays, qui envisagent une sortie de l’Union européenne, d’autres sont toujours impatients de la rejoindre. Pour la Bosnie-Herzégovine, ancienne république yougoslave de 3,8 millions d’habitants, rejoindre la communauté pourrait être une grande opportunité.

La Haute représentante / vice-présidente de l’UE Federica Mogherini et le commissaire Johannes Hahn dans une déclaration conjointe, ont souligné que cette journée est une « fête pour nous tous: il y a seulement vingt ans, s’écrivait dans les Balkans, une des pages les plus terribles de l’histoire européenne. Aujourd’hui, nous célébrons une autre étape vers un continent uni et pacifique « .

Même s’il y a des raisons d’être optimiste, le pays se heurte encore à de nombreux problèmes graves des divisions ethniques, de la corruption et le plus haut taux de chômage en Europe. Avec tous ces problèmes et un nombre important de citoyens qui partent pour trouver un emploi dans d’autres pays, la mise en œuvre des changements économiques et politiques de grande envergure nécessaires pour satisfaire aux critères de Copenhague définis par l’UE comme une condition préalable de l’adhésion à l’Union, pourrait prendre de nombreuses années. Le scepticisme est clairement visible parmi les habitants du pays, la plupart des opinions sur l’adhésion sont soit négatives, soit neutres. Comme Azem Kurić, un militant, jeune journaliste à la radio publique de Bosnie, habitant de Sarajevo nous dit  » la candidature d’adhésion est trop récente pour ce pays. Nous essayons de construire des autoroutes vers l’Europe, mais les routes qui relient nos villes tombent en ruines.

En outre, la situation politique à l’intérieur du pays est compliquée, les hommes politiques ne peuvent pas se mettre d’accord sur des choses de base à cause d’un système politique complexe. Le processus d’entrée dans l’UE va prendre beaucoup de temps, si nous n’échouons pas avant.

Bosnia and Herzegovina files application for EU membership On Monday, February 15, Bosnia and Herzegovina has officially submitted its application for EU membership. Despite the Euroscepticism of certain countries, which are considering the exit from the European Union, some others are still looking forward to join. For Bosnia and Herzegovina, a former Yugoslav republic of 3,8 million inhabitants, joining the Community could be a great opportunity. EU High Representative/Vice-President Federica Mogherini and Commissioner Johannes Hahn in a joint statement stressed that the day is one of « celebration for all of us: only twenty years ago, it was in the Balkans where one of the most awful pages of the European history was written.

Today we celebrate another step towards a united and peaceful continent. » Even though there are reasons for optimism, the country still encounters many severe problems with its history of ethnic divisions, corruption and the highest in Europe unemployment rate. With all its problems and large migration of citizens aiming to find jobs in other countries, the implementation of the large-scale economic and political changes necessary to meet the Copenhagen criteria established by the EU as a prerequisite of joining the Union, might take many more years.

Scepticism is clearly visible among the inhabitants of the country, as most opinions about the application are either negative or neutral. As Azem Kurić, an activist, young journalist on the public radio of Bosnia and inhabitant of Sarajevo tells us ‘’the application came too early for this country. We are trying to make highways to Europe, but roads which connect our cities are falling apart. Also, the political situation inside the country is messy, politicians can’t agree about basic things because of a complicated political system. The process of entering into the EU is going to take a lot of time, if we don’t fail before ending it.’’ Ada Modzelewska