L’Année européenne pour le développement (AED) a été lancée le 13 février à Paris par Annick Girardin, secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie et Harlem Désir, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

C’est la première fois depuis le début de l’adoption des thématiques annuelles, en 1983, qu’une année est dédiée au développement. De janvier à décembre, des actions se dérouleront dans tout le pays autour de trois axes principaux : la jeunesse comme acteur du développement, les Pays et territoires d’outre-mer (PTOM) en tant qu’acteurs clés et bénéficiaires du développement et le changement climatique qui sera l’un des fils rouges de l’AED tout au long de l’année.

2015 est une « année historique où sera décidé l’avenir de la planète (…). 2015 est notre année, c’est l’année des décisions », a rappelé Annick Girardin. Cette année, la France doit participer à la définition de l’Agenda international de développement qui succédera aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) après le sommet de l’ONU prévu en septembre prochain. L’Etat souhaite également mettre l’accent sur le climat dans les pays en voie de développement, en vue de la conférence Paris Climat 2015, et sur les inégalités de genre et les droits des femmes. La Conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement en juillet sera également un temps fort de l’AED.

L’un des objectifs de la France dans le cadre de cette Année européenne est donc d’informer et de sensibiliser les citoyens français aux grands défis du développement et à l’action de l’Union européenne dans ce domaine. 75 % des Français et 55 % des Européens s’estiment insuffisamment informés sur l’aide au développement européenne. C’est le résultat du baromètre annuel de l’Agence française de développement / Ifop 2014. Selon cette étude, 80 % des Français pensent que l’extrême pauvreté dans le monde a progressé alors que la réalité est inverse, elle a diminué, notamment grâce à l’effort de solidarité des pays riches depuis plus de 40 ans. Les divers événements de l’année du développement seront centrés autour de 12 thèmes :

  • Janvier : « L’Europe dans le monde »
  • Février : « Éducation »
  • Mars : « Femmes et filles »
  • Avril : « Santé »
  • Mai : « Paix et sécurité »
  • Juin : « Croissance verte durable, emplois et commerce décents »
  • Juillet : « Enfants et jeunes »
  • Août : « Aide humanitaire »
  • Septembre : « Démographie et migration »
  • Octobre : « Sécurité alimentaire »
  • Novembre : « Développement durable et action climatique »
  • Décembre : « Droits de l’Homme et gouvernance »

Pour encourager la sensibilisation et l’éducation au développement un appel à propositions a été lancé à destination des institutions, des réseaux de collectivités territoriales, des entreprises, des ONG, et toute entité issue de la société civile. La secrétaire d’Etat a souligné que « cette année de débats, d’échanges, de projets », sera seulement réussie grâce à un travail commun. « Ce n’est qu’ensemble que nous relèverons le défi », a-t-elle déclaré, en rappelant l’importance des instruments financiers, dont le Fonds vert pour le climat. La stratégie jeunesse figure au cœur du dispositif de la France pour cette année européenne. « Je voudrais adresser un message à la jeunesse du monde, celui de perspective de vie meilleure », a-t-elle ajouté.

À vous de jouer!

  • Vous pouvez enrichir de vos idées et réflexions les débats nationaux et internationaux sur le développement.
  • Vous pouvez vous engager dans un organisme actif dans le développement.
  • Vous pouvez vous porter volontaire pour travailler sur un projet de développement.

Le site web de L’Année européenne du développement vous invite à explorer le monde dynamique et multiple de la coopération au développement de l’UE.

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