Par Maëlyss Ménage, étudiante-stagiaire

Stagiaire à la Maison de l’Europe pour une durée de trois semaines, j’apprends petit à petit à me familiariser avec la structure associative et européenne que j’ai intégrée. Mes journées s’étendent de 10 à 17 heures, et je suis en compagnie d’Alex, volontaire européen avec qui nous montons divers projets. Le plus important d’entre eux, et le plus prenant, est la réalisation d’une soirée-débat/échange autour du thème des réfugiés. L’idée est de faire réagir et réfléchir aux “solutions” mises en place par l’UE, et aux événements actuels qui se trouvent aux portes de l’Europe et qui impliquent nos Etats. Pour ce faire, nous avons obtenu la présence de la CIMADE et de Stéphanie Morandeau, chercheuse au CNRS. Nous devons également effectuer un travail de communication. Cela consiste à réaliser une affiche, épurée mais attractive, qui regroupe les informations essentielles. Nous devons la diffuser sur les réseaux sociaux, auprès de nos connaissances ainsi qu’auprès des habitués du bar Mon Oncle, qui a la gentillesse de nous accueillir. Il faut maintenant ficeler le déroulé de l’événement ainsi que se renseigner sur la question, lire l’actualité qui foisonne de références sur le sujet. Nous avons pour objectif d’organiser un événement participatif et interactif.

Etre en stage à la Maison de l’Europe c’est aussi faire des interventions avec Laura et Alex. Par exemple, nous nous sommes rendus dans un collège-lycée à Saint Gildas des Bois pour présenter les possibilités de mobilité en Europe: par quels biais, quels organismes et quelles structures est-il possible de partir ? C’est très intéressant de voir les réactions et l’intérêt des élèves! Ensuite, une semaine plus tard, un tout autre public était visé par une intervention encore réalisée par Alex et Laura. Il s’agit d’un ensemble de 6 adultes en formation DEJEPS et cette fois-ci nous restons à la Maison de l’Europe.

Suivre les réunions hebdomadaires d’équipe le lundi à 11 heures me permet de saisir les enjeux qui animent la structure. Boris est très attaché à faire un point au début de la réunion sur l’actualité européenne comme mondiale, surtout géopolitique, historique. C’est l’occasion pour nous de partager des événements qui nous ont marqués.

Ce passage à la Maison de l’Europe rentre dans le cadre d’un projet de stage de trois semaines dans le cadre de mes études. Je suis en Licence 2 d’Histoire — Parcours Europe à l’Université de Nantes, qui prévoit de passer au minimum 3 semaines dans la découverte d’une structure en lien avec l’UE/ l’Europe. Il s’agit d’une licence comme il en existe peu d’autres en France car spécialisée sur l’Europe. Elle permet à ses étudiants de concilier une discipline (histoire, droit ou langues) avec une spécialisation pluridisciplinaire axée sur l’Union européenne et plus largement l’Europe. Les opportunités qu’elle procure sont multiples : Erasmus, Simulation du Conseil européen, émission de radio chez Euradionantes ….

Cette approche vaste et riche permet de toucher la sensibilité européenne des citoyens européens que nous sommes et d’étudiants curieux et soucieux de comprendre le monde dans lequel ils évoluent. Nantes devient la Bruxelles d’un jour, cela vous paraît sûrement étrange. Pourtant c’est bien ce qui a lieu annuellement, à l’occasion de la simulation du Conseil européen au Conseil Régional des Pays de la Loire. Costards et talons sont alors de sortie, et chacun se glisse dans la peau d’un lobbyiste, d’un chef d’Etat, d’un premier ministre ou d’un journaliste. Le 7 avril 2018, l’événement abordait le thème de la bioéthique et des médecines régénératives. En troisième année, nous sommes également invités à réaliser un Erasmus d’un semestre dans une université européenne.

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